Le déclin du secteur minier en Afrique du Sud

exploitation minière

L’Afrique du Sud, qui a construit une partie de son héritage économique grâce aux exploitations minières, connait aujourd’hui des difficultés. Le secteur est en déclin croissant, et pose au gouvernement du président Cyril Ramaphosa des défis colossaux en matière de réduction de chômage. 

Les mines en Afrique du Sud sont de moins en mois volumineuses. Si à son apogée dans les années 80, le secteur minier employait 760 000 sud africains, il ne compte plus aujourd’hui que 450 000 employés. Une chute colossale dans la contribution de l’industrie au PIB national, qui passe de 21% à seulement 7%.

Quant au chômage, il affiche un taux record de près de 28%. Lors de la conférence mondiale annuelle Mining Indaba qui s’est déroulée en février, et qui a réuni au Cap des entreprises, syndicats, investisseurs et dirigeants politiques, le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa a déclaré : « Nous ne pourrons pas réduire le chômage et la pauvreté de manière significative sans augmenter les investissements, en particulier dans le secteur minier« .

Malgré les investissements et les permis d’exploitation minier accordés par le ministre des Mines, les experts sont pessimistes quant à l’avenir du secteur. Ils relèvent une industrie touchée par la baisse des cours (or, diamant, charbon…) et l’augmentation des coûts (opérationnels et main d’oeuvre).

À cela s’ajoute un syndicat toujours plus exigent, à l’origine de grèves toujours plus croissantes. Par exemple, la centrale syndicale Cosatu, qui comporte 1,6 millions d’adhérents, ont été appelés à cesser toute activité le 13 février, pour dénoncer les suppressions d’emplois.

Pour répondre à ces difficultés, les exploitations évoluent et tentent de s’adapter. John Welbron, le président de la société australienne Resolute Mining, explique qu’il est entrain d’automatiser un mine au Ghana. Selon lui, pas question de supprimer des emplois, au contraire, cette initiative va permettre « d’intégrer et d’employer des travailleurs locaux à des postes plus qualifiés pour qu’ils puissent gérer la mine« .


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