Visa veut renforcer sa présence en Afrique

Le géant des paiements électroniques devrait investir un milliard de dollars au cours des cinq prochaines années sur le continent africain où l’adoption des services digitaux évolue plus rapidement qu’ailleurs dans le monde.

Dans le flot des annonces tonitruantes du mercredi 14 décembre à Washington en marge du sommet États-Unis – Afrique, convoqué à l’initiative du président américain Joe Biden, il y a celle de Visa, la plateforme de paiement électronique connue notamment pour ses cartes de crédit.

Le groupe californien a en effet indiqué qu’il prévoyait une enveloppe d’un milliard de dollars pour les cinq prochaines années sur le continent africain. Cela participe, à en croire le patron de Visa Alfred Francis Kelly Jr., d’une meilleure collaboration avec les partenaires de l’entreprise, les gouvernants et autres acteurs de ce microcosme des solutions numériques.

La société vise également à soutenir l’innovation dans ce secteur si concurrentiel des paiements électroniques prompts à mettre en avant les avancées technologiques.

Secteur en expansion

L’opération de charme vis-à-vis de l’Afrique ne fait là l’ombre d’aucun doute. Et pour cause, le timing de l’annonce marqué par la tentative des États-Unis de se positionner en partenaire fiable pour l’Afrique après le concept de « L’Amérique d’abord » de la présidence Trump.

Le contexte est également celui d’un continent africain très au fait des innovations technologiques pour peu que le quotidien des populations s’en trouve amélioré. Le nombre de fintechs en expansion dans ce milieu du globe où tout reste à conquérir, est à ce titre évocateur.

Le secteur des services bancaires a ainsi vu récemment la start-up ivoirienne Djamo lever 14 milliards de dollars le mois dernier auprès de divers investisseurs, dont Enza Capital, Oikocredit et autres. Soit la plus grande opération de ce type jamais réalisée par une fintech dans le pays.

Terre d’opportunités

L’Afrique se présente donc comme une terre d’opportunités. Et Visa n’entend manifestement pas rester en marge. D’autant qu’une étude du cabinet new-yorkais McKinsey citée par Reuters, estime les revenus du marché des paiements électroniques à 40 milliards de dollars à l’horizon 2025. Soit une croissance annuelle de 20%, selon la même source.

« C’est l’une de nos régions à la croissance la plus rapide », a indiqué toujours à l’agence de presse britannique, le président régional de Visa pour l’Europe centrale et orientale, le Moyen-Orient et l’Afrique Andrew Torre. « Visa investit en Afrique depuis plusieurs décennies », a pour sa part fait savoir Alfred Kelly Jr.


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